Formation doctorale du Centre Aquitain d’Histoire du Droit

 

Les indications bibliographiques qui suivent ne constituent ni un corpus autonome ni une somme suffisante pour préparer une thèse de doctorat en droit, spécialité histoire du droit. Elles ne sont que des guides destinés à permettre une véritable réflexion indispensable à la réalisation d’une thèse.

Aussi invitons-nous chaque étudiant bordelais à lire et à méditer ces textes exemplaires pour faire ses choix méthodologiques en pleine connaissance de cause.

S’il y a toujours une part d’arbitraire, les références ci-dessous nous semblent mériter une lecture approfondie et une restitution (dans le cadre de séminaires) susceptible de favoriser le débat et l’émulation.

 

A vos livres !

 

X. Prévost et N. Hakim

 

Première année de thèse

 

1/ Méthodologie

 

– Marc Bloch, Apologie pour l’histoire ou Métier d’historien, Paris, 1949 ; rééd. avec une préface de Jacques Le Goff, Paris, 2005.

– Jean-Louis Halpérin, « Le droit et ses histoires », Droit et Société, 2010, n°75, p. 295-313.

– Jean-Louis Halpérin, « Est-il temps de déconstruire les mythes de l’histoire du droit français ? », Clio @ Thémis. Revue électronique d’histoire du droit, n° 5, 2012, p. 1-19.

– Paul Veyne, Comment on écrit l’histoire, Paris, Seuil, Points Histoire, 1996.

 

2/ La culture juridique en question

 

– Frédéric Audren et Jean-Louis Halpérin, La culture juridique française. Entre mythes et réalités (xixe-xxe siècles), Paris, CNRS éditions, 2013.

– Patrick Gilli, La noblesse du droit : débats et controverses sur la culture juridique et le rôle des juristes dans l’Italie médiévale (xiie-xve siècles), Paris, 2003.

– Paolo Grossi, L’Europe du droit, Paris, Seuil, 2011.

– Aldo Schiavone, Ius. L’invention du droit en Occident, Paris, Belin, 2008.

– Yan Thomas, Les opérations du droit, éd. Marie-Angèle Hermitte et Paolo Napoli, Paris, 2011.

 

2ème année de thèse

 

– Jean Gaudemet, Les naissances du droit. Le temps, le pouvoir et la science au service du droit, 4ème éd., Montchrestien, 2006.

– Jean-Louis Halpérin, L’impossible Code civil, Paris, 1992.

– Jean Hilaire, Le droit, les affaires et l’histoire, Paris, 1995.

– Jacques Krynen, L’empire du roi. Idées et croyances politiques en France XIIIe-XVe siècle, Paris, Gallimard, NRF, 1993.

– Jacques Krynen, L’Etat de justice. France, XIIIe-XXe siècle, tome 1, L’idéologie de la magistrature ancienne, Paris, Gallimard, NRF, 2009 ; tome 2, L’emprise contemporaine des juges, Paris, Gallimard, NRF, 2012.

– Pierre Legendre, L’amour du censeur, Seuil, 1974.

– Marcel Mauss, Essai sur le don, Paris, PUF, Quadrige, 2012.

– Albert Rigaudière, Gouverner la ville au Moyen Âge, Paris, 1993.

 

3ème année de thèse

 

– Olivier Jouanjan, Une histoire de la pensée juridique en Allemagne, PUF, 2005.

– David M. Rabban, Law’s History. American Legal Thought and the Transatlantic Turn to History, Cambridge University Press, 2013.

– Marie-France Renoux-Zagamé, Du droit de Dieu au droit de l’Homme, Paris, 2003.

– Friedrich-Carl Savigny De la vocation de notre temps pour la législation et la jurisprudence, traduction et présentation par Alfred Dufour, Paris, PUF, 2006.

– Michael Stolleis, Histoire du droit public en Allemagne. Droit public impérial et science de la police. 1600-1800, Paris, PUF, 1998.

– Michael Stolleis, Histoire du droit public en Allemagne 1800-1914, préface Jean-Louis Mestre, Paris, Dalloz, Rivages du droit, 2014.

– Jean-Louis Thireau, Charles Du Moulin (1500-1566). Étude sur les sources, la méthode, les idées politiques et économiques d’un juriste de la Renaissance, Genève, 1980.

– Michel Villey, La formation de la pensée juridique moderne, Paris, 1968 ; rééd. avec une présentation de Stéphane Rials, Paris, PUF, 2013.